Falaises de Dyrhólaey, Islande
Islande,  Terres Polaires

Un road trip de 6 jours dans le sud de l’Islande

Terre des contrastes et des extrêmes, île volcanique, l’Islande offre un aperçu des terres polaires. Relief étonnant, couleurs vives, paysages rudes passant du quasi désertique aux glaciers, l’Islande est un voyage géologique : volcans, glaciers, zones de géothermie, geysers, champs de lave. On comprend mieux pourquoi l’entrée des portes de l’enfer de Dante se situerait par ici. Une destination unique où quelques 366 000 habitants chanceux vivent au rythme des caprices de la terre.

Un grand merci à la boîte de Charlotte qui l’a conduite à Reykjavik et qui nous a offert la possibilité de nous organiser ces quelques jours dans le sud de l’île en mai 2022. Un pays qui rentre directement dans le TOP 5 de nos magnifiques escapades natures. Il nous tarde de vous en faire profiter.

Découvrez notre road trip en Islande en vidéo 👇

Islande : tout savoir avant de partir

C’est où l’Islande ?

Allez, on vous fait réviser votre géographie 😉 . L’Islande est un pays de l’Europe géographique situé juste à la limite sud du cercle polaire arctique. Au milieu de l’Atlantique, entre le Groenland à l’ouest et la Norvège à l’est. L’île s’est formée sur l’un des gros points chauds de la planète, c’est-à-dire, à cheval entre deux plaques tectoniques. Cette situation engendre une importante activité volcanique et géothermique. Au cœur de l’île, le relief est élevé et infranchissable car composé de glaciers et de volcans dont le Vatnajökull, le plus vaste glacier d’Europe.

L’Islande possède la plus faible densité de population en Europe, avec une répartition sur le territoire très inégale. La majorité des villes et villages sont situés sur la côte. La capitale Reykjavik, concentre près de la moitié de la population islandaise, l’autre moitié se répartissant le long des côtes.

On parle un peu d’histoire ?

L’Islande est l’une des terres les plus récentes du monde car son histoire humaine commence directement au Moyen Âge. Culturellement et historiquement, la population islandaise est d’origine européenne, notamment issue des fameux Vikings fuyant la Norvège au IXème siècle. Un peu avant l’an 1000, les différents chefs de clans de l’île décident de créer une assemblée, l’Althing, le plus vieux parlement du monde qui siège pour la première fois en 930 sur le site de Þingvellir.

Son histoire est donc récente par rapport à celle du reste de l’Europe. Différentes attaques barbares se soldent en 1262 par la soumission du pays au roi de Norvège. À la fin du XIVème siècle, la Norvège et l’Islande deviennent provinces danoises. Il faudra attendre le 17 juin 1944 pour que la République d’Islande soit proclamée mettant fin à sept siècles de colonisation étrangère.

Aujourd’hui, l’Islande est un modèle démocratique pour le monde entier, notamment sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’Islande et l’Union Européenne

Il a été question en 2009 que le pays rejoigne l’Union européenne, notamment après les énormes difficultés financières liées à la crise financière de 2007. Mais l’Islande a fait machine arrière pour des raisons politiques en retirant sa candidature en 2015. Depuis lors, l’Islande ne fait pas partie de l’UE mais de l’Espace économique européen et de l’espace Schengen. Ce qui lui est bien pratique, car de nombreux accords protègent un secteur crucial de son économie : la pêche ! J’évoque aussi un gros sujet de discorde entre l’Islande et l’UE : la chasse à la baleine qui avait encore court dans le pays. Avait car la Ministre de la Pêche Islandaise a annoncé en mars 2022, la fin de la pêche à la baleine. Il ne reste plus que deux pays au monde à l’autoriser : le Japon et la Norvège ! Allez les gars, vous y êtes presque !

Comment se rendre en Islande et comment circuler sur l’île ?

À seulement 3 h 30 de vol de Paris, plusieurs compagnies desservent l’Islande. En ayant acheté mon billet d’avion 10 jours avant le départ avec la compagnie low cost Play, cela m’a coûté moins de 300 € A/R. Icelandair, la compagnie nationale Islandaise est un peu plus chère. L’unique aéroport international de l’île est à 50 km de Reykjavik.

On vous recommande de louer immédiatement votre voiture, vous avez des loueurs internationaux et nationaux directement dans le terminal. Faites-le même si vous commencez votre séjour à Reykjavik car les taxis sont très onéreux (environ 120 € la course). La capitale est petite et accessible, vous n’aurez pas de mal à vous garer. La voiture est le meilleur moyen de visiter l’île pour la liberté et l’autonomie. Notre itinéraire nous a permis de louer une citadine, mais si vous envisagez les F-roads, les routes de montagne, il vous faudra un véhicule tout-terrain. Nous avons aperçu de nombreux vans sillonner le pays. On avoue que ça nous a bien tenté !

La période : quand partir en Islande ?

Nous ne l’avons pas choisi, puisque cette escapade s’est inscrite en continuité d’un déplacement professionnel de Charlotte. Cependant, sans le vouloir, nous y étions à l’une des meilleures périodes qui soit. Mai et juin sont des mois idéaux pour ne pas avoir trop froid, profiter des rayons de soleil et de la nature qui se réveille. Juillet et août sont des mois plus touristiques. Si vous voulez apercevoir les aurores boréales, vous êtes dans le bon pays, mais il faudra venir en hiver.

Point météo

L’Islande possède un climat de toundra soumis aux vents froids polaires. Cependant, l’action du Gulf Stream, permet au sud et à l’ouest de bénéficier d’une température plus clémente en hiver que New York par exemple. Côté pluie, le sud est soumis aux aléas de l’océan et est arrosé très souvent. Un proverbe islandais qui pourrait s’appliquer à la Bretagne et à l’Irlande dit : « Si le temps ne te plaît pas, attends juste cinq minutes ».

À cause de la latitude, en juin et en juillet, il ne fait jamais nuit. Nous l’avons vécu pendant notre séjour, 6 jours où il a dû faire nuit entre 1 h et 3 h du matin, mais nos yeux étaient bien fermés à cette heure-là. À l’inverse, en toute logique, entre novembre et février, le soleil se lève à peine. Nous l’avons également vécu, il y a quelques années, lors de notre escapade à Stockholm, juste avant les fêtes de noël. Levé du soleil vers 9 h, couché à 13 h. Déroutant et perturbant dans les deux sens.

L’Islande c’est cher : mythe ou réalité ?

Réalité ! Il faut compter que tout sera 30 % plus cher par rapport à la France. On dit même que l’Islande est l’un des pays les plus chers au monde.

Pour loger, nous avons testé des hébergements à la ferme (dans des petites cabanes indépendantes) ou dans des guesthouses, type chambres d’hôtes. C’était parfait ! À noter que l’offre est assez faible voire rare, il faut donc bien anticiper les réservations et son itinéraire. Il faut compter entre 130 et 180 €/nuit pour 2.

Un point commun à tous nos logements : nous avions une cuisine à disposition. Cela nous a permis de dîner tous les soirs au logement et de préparer nos pique-niques -salade composée- du lendemain. Nous avons fait deux fois des courses dans un Krónan, le supermarché local. Au départ à Reykjavik puis à Vik en cours de séjour. Nous avons fait le choix de réduire ce poste de dépense en ne mangeant pas au restaurant et en apportant quelques produits simples depuis la France. Pour avoir une idée, un midi, nous avons voulu goûter au fish & chips d’un food-truck. Cela nous a coûté 42 € pour deux fish & chips et deux sodas en canette. Heureusement, il était délicieux 😉 .

La location de la voiture a été assez raisonnable finalement : 260 € pour 6 jours.

Sur ce séjour, nous n’avons rien déboursé pour des activités mais c’est à prendre en compte dans votre budget si vous voulez randonner sur un glacier ou vous baigner dans des sources d’eau chaude. Sur place, vous payerez en couronne islandaise ISK. Le pays est équipé en terminal de paiement carte bancaire partout, nous n’avons pas eu de monnaie en main.

Notre itinéraire de 6 jours dans le sud de l’Islande

En 6 jours au départ de Reykjavik, nous avons fait le choix de partir vers le sud. C’était le circuit assez classique lorsque l’on a peu de temps et que l’on souhaite avoir un bon aperçu de ce qu’offre le pays. Nous avons décidé de notre tracé grâce aux conseils avisés de Léa de Less is More films, la vidéaste de notre mariage. Elle et son époux ont une passion dévorante pour l’Islande, pays dans lequel ils se rendent très souvent. Pour un couple photographe et vidéaste, on les comprend tellement ! Et comme toujours, nous n’avons pas quitté notre guide Routard.


Jour 1 • Découvrir la capitale de l’Islande : Reykjavik

Au nord du 64ème parallèle, Reykjavik est la capitale la plus petite d’Europe que l’on peut facilement parcourir à pied. Son architecture est très décousue : maisons anciennes colorées en bois, immeubles modernes et futuristes de toutes formes et couleurs, terrain vague. La ville est agréable, ambiance nordique dans un cadre naturel exceptionnel (vue sur les glaciers depuis le centre-ville). Reconnue pour sa vie culturelle intense avec ses nombreux musées et son patrimoine qui se découvre facilement en se baladant le nez en l’air.

Nous sommes arrivées à des moments différents en Islande. Charlotte a profité d’une longue soirée pour l’arpenter et de quelques dîners en son centre. Quant à moi, je n’ai eu que quelques heures après avoir atterri pour m’y balader. Toutes les deux avons été étonnées et agréablement surprises. Le centre-ville étant petit, vous passerez forcément devant les incontournables.

Quelques bonnes adresses pour manger testées par Charlotte :

  • Höfnin Restaurant, Geirsgata 7 : belle adresse dans une ambiance bistrot sur le port face aux bateaux de pêche. Délicieuse cuisine locale, mention spéciale pour la soupe de langoustines.
  • Fish Company, Vesturgata 2a, Grófartorg : bonne adresse pour goûter aux poissons des côtes islandaises. Une cuisine très travaillée ambiance bistronomique.
  • Three coats, Baldursgata 14 : resto recommandé par un local pour une cuisine islandaise typique.

Nous avons logé à l’hôtel Centerhotel Arnarhvoll avec une vue magnifique sur les glaciers et juste à côté de l’Harpa, cet impressionnant centre culturel et salle de concert futuriste.

Jour 2 • Le cercle d’or

Invention marketing pour désigner des sites d’intérêts touristiques, le cercle d’or se parcourt facilement en une journée et est considéré comme un incontournable de votre séjour. On vous le confirme !

Le Þingvellir

Après avoir fait nos courses, c’est parti pour le trajet entre Reykjavik et Þingvellir, sur la route 49. Le Þingvellir, je vous en ai parlé du peu plus haut, c’est la plaine du parlement. C’est ici que se réunissaient les chefs de clans vikings, une fois par an à partir du Xème siècle pour établir les règles des communautés. Le lieu est classé parc national depuis 1930 et au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004. Le lac qui borde le parc est d’ailleurs le plus grand lac naturel d’Islande.

Vous pourrez observer un fossé d’effondrement causé par la dérive des continents. D’un côté, la plaque nord-américaine, de l’autre la plaque eurasienne. Cela s’écarte de 5 mm par an. L’endroit n’est pas si impressionnant que ça mais le petit visitor center vaut le coup de s’y arrêter pour comprendre le lieu. Le parc national est agréable à sillonner en voiture et de nombreuses aires sont aménagées pour permettre des arrêts photos ou pique-nique.

Geysir et le geyser Strokkur

Voilà notre première claque du séjour : le geyser Strokkur. Toutes les 5 à 7 minutes, il explose une colonne d’eau et de vapeur jusqu’à la surface de la terre. Un phénomène étonnant que cette manifestation volcanique qui nous a impressionnées. Le site est en accès libre et gratuit. Tout autour une zone géothermique avec des mares de boue bouillonnante et des sources d’eau chaude. Attention à ne pas trop vous approcher, l’eau est bouillante ! En face, la cafétéria boutique est très sympa pour le goûter.

Chutes de Gullfoss

Impressionnantes que ces hautes chutes d’eau de 32 m au débit puissant qui plonge dans une faille étroite d’un grand canyon ! Lors de notre passage, nous avons eu en l’espace de 10 min, des trombes d’eau puis un magnifique arc-en-ciel. Le site est accessible gratuitement et vous pourrez marcher le long pour différents points de vue, tout simplement spectaculaire.

Sur le chemin, nous aurions aimé nous arrêter au Secret Lagoon, une piscine géothermique, c’est-à-dire chaude naturellement. Mais, nous avions un peu traîné et elles étaient fermées à l’heure de notre passage. Elles sont juste à côté de la ville de Flúðir.

Pour terminer notre première journée, nous posons nos valises Au44 Cottages. Un petit cottage tout équipé avec vue sur les chevaux et les moutons de la campagne environnante. Comptez 140 €/nuit.

Jour 3 • Chutes d’Haifoss et autour du volcan Hekla

La journée commence en empruntant la route 32 vers Þjóðveldisbærinn (ne nous demandez pas de le prononcer). La route est une scenic road, une route panoramique magnifique qui serpente entre les paysages tantôt arides et des paysages verts en bord de rivières. Et nous avions un temps magnifique, ce qui a rendu le trajet encore plus grandiose.

Maison traditionnelle de Hobbit à Þjóðveldisbærinn

Le nom du village imprononçable (encore une fois !) se découvre juste en bordure de la route 32. C’est sur les ruines d’un village détruit par le réveil du volcan en 1104, qu’a été reconstruite à l’identique une ferme viking. Sa particularité, c’est que le toit et les murs extérieurs sont recouverts de végétation. C’est cela qui nous a fait penser aux maisons des Hobbits dans le Seigneur des Anneaux. Il semblerait que l’intérieur se visite mais c’était fermé lors de notre passage. Il y a de nombreuses fermes de ce type en Islande.

Les merveilleuses chutes d’Háifoss

On continue notre road trip par la seconde claque de notre séjour en Islande : les chutes d’Háifoss. Et là, un énorme merci à Léa pour sa recommandation car 1/ il faut vraiment les trouver car il n’y a pas de panneaux d’indication – 2/ nous ne les avions pas repérées dans les écrits des copains blogueurs, ni même dans le guide de voyage.

Il faut 7 km de piste caillouteuse pour les rejoindre et sachez qu’avec une citadine vous pourrez passer les deux petits bras d’eau qui ne sont pas profonds (on a testé !). Au petit parking, le son est déjà fort et les cascades se découvrent après une marche de 200 m sur un sentier balisé. Et là, c’est grandiose !!

J’ai peu de mots pour décrire le paysage qui s’offre à vous. Elles figurent parmi les plus hautes d’Islande (122 m) et filent un sacré vertige. Il y a deux cascades principales au débit rapide et d’autres au débit plus lent. Les reflets du soleil dans l’eau formaient des arcs-en-ciel. D’un côté les chutes et de l’autre des entendues de glace qui tombent à pic. Le jour de notre visite, il y avait beaucoup de vent alors grande prudence en respectant la distance nécessaire du bord. J’userai bien encore de la liste de tous les superlatifs possibles pour vous décrire les chutes d’Háifoss mais les photos se suffiront.

Le paysage lunaire du volcan Hekla

Tout au long de cette journée, nous avions vue sur cet imposant et majestueux volcan Hekla dont le sommet est coiffé de neige. Volcan le plus actif de l’Islande, nous avons été géolocalisées par notre téléphone dans la région et reçu un SMS de la Protection civile, nous invitant à la plus grande prudence. 600 000 ans qu’Hekla se réveille et s’endort et contrairement à d’autres volcans, il ne présente pas de signe avant-coureur de réveil. Il bascule d’un état de repos à une phase d’éruption (nuée ardente et effusion de lave) en moins de 30 minutes. À la fois fascinées et vigilantes que cela ne nous arrive, il est resté endormi pendant notre séjour sur l’île. Le volcan est bordé d’un Parc National, le Landmannalaugar, que nous n’avons pas visité. En 5 jours, il faut savoir faire des choix.

Si vous avez un peu de temps, le volcan s’escalade avec un guide. Prévoir 4 h A/R pour monter au sommet. Attention, la piste pour rejoindre le lieu de départ est uniquement accessible aux véhicules tout-terrain. C’est sûrement une activité qui sera au programme d’un prochain passage. C’est dans ce décor que nous avons pique-niqué à l’heure du déjeuner. Impressionnant non ?

Village de Keldur

Arrêt à Keldur, un hameau aux bâtiments à toits en tourbe herbeuse, comme les maisons de Hobbits de Þjóðveldisbærinn. La visite est libre et gratuite. Elle se fait rapidement entre les 3/4 maisons, l’église et le cimetière, le tout étant très bien entretenu.

Pour clôturer cette seconde journée, nous avons profité d’une fin d’après-midi au Brú Guesthouse, notre coup de cœur logement. Des petits bungalows cottage en bois avec une vue volcan grandiose parfaitement équipé. Comptez 180 €/nuit.

Jour 4 • Sur la route 1 entre cascades, glaciers et falaises

Nous voilà sur la fameuse route 1 « le périph de l’Islande ». C’est la plus praticable car goudronnée, circulaire, elle fait tout le tour du pays. Notre entrée sur la route 1, marque également celle du Katla Geopark, une aire protégée qui sauvegarde et met en valeur le patrimoine géologique autour du volcan Katla. Cette route est mythique et un peu magique. Les décors sont somptueux fait de hautes falaises, de cascades, de champs de pâturages pour les moutons et les chevaux. C’est une scenic road, une route panoramique qui rentre dans le TOP 10, des plus belles routes que nous ayons parcourues.

La cascade de Seljalandsfoss

Sûrement l’une des plus connue et visitée de l’Islande, la cascade de Seljalandsfoss est une attraction bien particulière, car il est possible de passer derrière. En effet, la roche est creusée naturellement à l’arrière de la chute d’eau, permettant ainsi à un petit sentier de terre de nous y faire passer. Haute de 40m, le passage est accidenté, glissant et logiquement, vous êtes trempé ! Mais quel bonheur d’être aussi proche. La visite est gratuite (comme la plupart des sites naturels islandais d’ailleurs). Le lieu est particulièrement joli et offre un joli sentier de balade, notamment pour rejoindre une autre cascade Gljúfrabúi.

Le volcan islandais dont on arrivera jamais à prononcer correctement le nom : Eyjafjallajökull

Stop obligatoire sur le parking du Visitor Center pour jeter un coup d’œil au célèbre volcan Eyjafjallajökull qui en rentrant en éruption en avril 2010 avait paralysé tout le ciel européen.

La cascade de Skógafoss

Encore une cascade assez étonnante, car nous pouvons marcher sur la petite plage de galets juste en bas. C’est une cascade en escalier qui peut se découvrir en montant les 380 marches jusqu’à une plateforme d’observation (nous avons passé notre tour !). C’est ici quelques mètres avant la cascade, que nous avons déjeuné dans un food truck au Mia’s Country Van. Le très bon mais plus cher fish & chips de notre vie (ouch 42€ pour deux).

Glacier de Sólheimajökull

Nous poursuivons en début d’après-midi par une balade à pied au glacier de Sólheimajökull, une langue du 4ème plus grand glacier d’Islande, le Mýrdalsjökull. Le glacier est fait de nuance noire, blanche et bleue notamment à cause de la cendre des volcans qu’il charrie sur son passage. Il est facile d’accès depuis le parking. Nous y avons retrouvé, pour la première fois depuis notre escapade au Svalbard, les sensations de froid et de puissance, le sentiment d’être tout petit devant ce géant de glace.

Dans la région de Vik

Petit village entouré de falaises bien vertes qui plonge dans la mer, Vik est un stop nécessaire pour faire le plein de courses, d’essence et espérer rencontrer des macareux. Si vous avez envie d’un café et d’une pâtisserie, on vous recommande The Soup Company. Le rare café que nous avons trouvé sur notre chemin, nous y sommes venues 2 fois ! Une fois à l’aller et une fois sur le chemin retour. C’est aussi ici qu’il y a les plus belles plages de sable noir du sud de l’Islande.

Les falaises de Dyrhólaey

C’est THE PLACE TO BE pour observer les macareux, oiseau totem de l’Islande. Lors de notre visite en mai, le site était fermé car c’est la période de reproduction. Aux jumelles et grâce à Charlotte, on a cependant aperçu un bout de bec orange. L’endroit est vraiment joli et mérite de s’y arrêter. Le panorama depuis les falaises hautes de 120 m est grandiose, notamment avec les longues plages de sable noir qui s’étendent à perte de vue. Les falaises, elles, sont de véritables nichoirs pour les oiseaux que nous avons pu observer en nombre : fulmars, sternes et mouettes. Un petit air de Cap Frehel et d’Etretat en Islande.

Cette journée se termine au Flaga 2 Guest house. Au moment d’organiser ce séjour, Charlotte a passé quelques heures compliquées à tenter de nous trouver le chouette logement du coin. Bingo ! Nous avons loué une chambre à la ferme avec pour unique voisin les moutons du champ d’à côté. La chambre avait sa salle de bain privative et une cuisine équipée commune. Le petit balcon avec vue, un must ! Comptez 150 € /nuit.

Jour 5 • Autour du plus grand glacier d’Europe : le Vatnajökull

Nouvelle journée en Islande et l’on poursuit sur la route 1 direction Skaftafell. On traverse la plaine de Mýrdalssandur et on s’arrête sur un point de vue au nom évocateur : Scenic Green Lava Walk. Là, au milieu de rien, depuis quelques millénaires, des mousses recouvrent les blocs de lave pour créer cette ambiance toundra, paysage typique des zones polaires.

Les gorges de Fjaðrárgljúfur

Ce spot, nous serions passées à côté si l’un de nos abonnés Instagram ne nous l’avait pas recommandé. Et pourtant, il est incroyable ! En se garant au parking, on découvre des gorges pas forcément très hautes, 100 m de profondeur mais sur 2 kilomètres de long avec la rivière en contrebas. Magnifique !

Si vous étiez en manque de cascades…

Deux en bord de route que vous ne pourrez pas louper : Foss a Sidu et Fossálar et l’on nous a dit que celle de Svartifoss était chouette également (nous n’y avons pas été).

Le glacier Svinafellsjökull

C’est un glacier qui constitue l’une des langues glaciaires du Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe, il fait la taille de la Corse. 1 km d’épaisseur de glace tout de même ! Cette langue glaciaire est facilement accessible par une marche de 5 minutes. La vue est tout simplement impressionnante. C’est d’ici que s’organiser des balades à pied guidé et bien équipé pour monter sur le glacier.

Le glacier Fjallsárlón

Nouvelle langue glaciaire du glacier Vatnajökull, Fjallsárlón est accessible facilement depuis un petit parking. Là, un panorama somptueux sur un lagon parsemé d’icebergs juste devant le glacier. C’est ici que nous avons pique-niqué avec vue. Un souvenir grandiose.

Diamond Beach

Sûrement l’une des images les plus connues d’Islande. Des glaçons dans la mer et des petits « diamants » sur la plage : nous sommes à Diamond Beach. Plage de sable noire située juste devant le glacier Jökulsárlón, c’est un arrêt incontournable de votre virée dans le sud du pays.

Le lac glaciaire de Jökulsárlón

Troisième claque de notre escapade, le lagon de glace, Jökulsárlón est rempli d’icebergs qui se sont détachés de l’immense calotte glaciaire du glacier Vatnajökull. C’est le plus grand et le plus profond lac glaciaire du pays. Quelques phoques nagent paisiblement dans ces eaux devant le regard amusé des badauds. C’est d’ailleurs d’ici que dérivent vers la mer les blocs de glace qui viendront s’échouer sur Diamond Beach. Le lieu est hautement touristique et l’on ne va pas se mentir, c’est ce que nous avons vu de plus beau en Islande.

Si l’aventure vous tente (et on vous comprend !), vous pouvez opter pour une croisière entre les icebergs. L’option engin amphibie est assez chère et peu compatible avec le nécessaire respect de l’environnement (engin bruyant et polluant). À choisir, optez pour un tour en kayak, la combinaison chaude est fournie. Si nous avions eu un peu plus de temps, nous n’aurions pas hésité. C’est sur notre « to do list » pour une prochaine fois en Islande.

Pour cette nuit dans le sud, nous avons logé au Skalafell Guesthouse. Ce sont des petites cabanes en bois équipées et bien aménagées dans une ferme. Comptez 165 €/nuit. Parfaites pour la dernière étape de notre road trip avant de rebrousser chemin vers la capitale.

Jour 6 • Sur la magnifique route 1 et la péninsule de Reykjanes

Au programme de ce sixième jour, retour vers Reykjavik en rebroussant chemin sur la route 1. Il faut compter 5h de route depuis Skalafell. La journée fut particulièrement pluvieuse, à l’inverse des 5 jours précédents où nous avions eu grand beau.

Nous avons fait une nouvelle halte au lac glaciaire de Jökulsárlón que nous avions vu la veille. L’endroit était tellement beau et grandiose qu’il nous fallait en reprendre plein les yeux. Le temps était plus dégagé que la veille, ce qui nous a donné de jolies couleurs de bleues dans la glace.

À l’heure du déjeuner, nous avons pique-niqué à Vik puis avons été de nouveau prendre un café à The Soup Company. Nous avons bien roulé, si bien que nous avions un peu de temps avant de récupérer notre chambre en proximité de l’aéroport international. C’était donc le parfait moment pour visiter la péninsule de Reykjanes.

Sympa la vue du périph Islandais !

La péninsule de Reykjanes

Ce sont les premières terres que vous foulerez en arrivant, car c’est sur cette péninsule que se situe l’aéroport international. C’est un condensé de ce que l’Islande a à offrir : champs de lave, sources d’eau chaude, volcans… Ambiance minérale. Nous y avons fait deux stops au cours de notre après-midi.

Le site géothermique de Seltun

Encore plus impressionnant que le site de Geysir qui nous en avait donné un aperçu, Seltun, est un site à ciel ouvert de géothermie. Bassins de boue en ébullition et vapeurs sont le résultat de la température de la terre qui peut atteindre les 200°c à 1 000 m de profondeur. Le site est aménagé avec un petit sentier de terre qui permet d’observer le phénomène au plus près. Les vapeurs déposent du soufre et dégagent une forte odeur d’œuf pourri. C’est la partie immergée que vous pourrez visiter gratuitement, sous nos pieds, les galeries sont exploitées pour produire de l’énergie.

Le lac de Kleifarvatn

Juste à côté du site de géothermie, ne manquez pas ce grand lac avec ses plages de sable noir. La légende raconte qu’un monstre, petit frère de Nessie du Loch Ness en Écosse y aurait été aperçu à plusieurs reprises.

La côte sud de la péninsule est principalement (voir exclusivement) composée de champs de lave. C’est à Brú milli heimsálfa, que se situerait la démarcation entre les plaques eurasienne et nord-américaine.

Ultime nuit sur l’île au Eldey Airport Hotel à proximité de l’aéroport. Idéal pour notre départ matinal vers la France.

L’Islande a en quelques jours fait son entrée dans le TOP 5 de nos escapades. Le pays est une invitation au voyage, au dépaysement et au grandiose et porte bien son surnom de « Terre de glace et de feu ». Une nouvelle visite en hiver au moment des aurores boréales et des terres enneigées se profile déjà dans notre esprit.

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