Outre-mer

10 jours à La Réunion : notre escapade grandiose sur l’île intense

L’été 2020 est à marquer d’une pierre blanche ! Après plusieurs mois confinées puis limitées dans nos déplacements, nous avions « presque » abandonné l’idée d’une escapade estivale. Mais ça, c’est sans compter sur notre détermination à nous envoler. À la mi-juin, le Gouvernement annonce la réouverture des territoires d’Outre-mer. Quelle heureuse surprise ! C’est donc à La Réunion que nous poserons notre sac. L’île intense que nous attendions de découvrir avec impatience depuis plusieurs années devenait réalité. On vous propose de nous suivre pour 10 jours sur cette île classée patrimoine mondial de l’UNESCO où la nature vous offre des paysages à couper le souffle, des cirques au lagon.

Tout savoir sur La Réunion avant de partir !

Point géographie

La Réunion est une petite île volcanique à l’est de Madagascar dans l’Océan Indien. C’est un département français, le 97400 très peuplé comptant presque 870 000 habitants. L’île à été crée par un point chaud culminant à 3071 m, le Piton des Neiges. Endormi depuis 120 siècles à l’inverse du magnifique Piton de la Fournaise, l’un des volcans les plus actifs de la planète qui fait la renommée de l’île.

A l’intérieur de l’île, on compte trois cirques : Salazie, Mafate et Cilaos. des enceintes naturelles de forme circulaire aux parois abruptes qui forment un ensemble naturel et exceptionnel. Chaque cirque est un site grandiose. En résumé ? C’est MA-GNI-FI-QUE.

Point histoire

Probablement découverte par les Portugais mais non prise, l’île Bourbon sera colonisée officiellement en 1665 par la Compagnie française des Indes orientales. Elle sera rebaptisée La Réunion en 1793, nom qu’elle portera définitivement à partir de 1848.
L’esclavage qui au début était interdit dans les statuts de la Compagnie des Indes, s’installera progressivement. Les planteurs y auront recours pour satisfaire leurs besoins de main-d’œuvre. A côté des productions vivrières, les planteurs cultiveront principalement du café dès 1715. Ce produit sera remplacé peu à peu par la canne à sucre à partir de 1810. Apres plusieurs tentatives, l’esclavage sera définitivement aboli le 20 décembre 1848.

De son passé, La Réunion a composé une société mixte, ouverte et diverse, une population « patchwork » métissée qui donne l’image d’une tolérance exceptionnelle et vraiment palpable.

Quand partir ?

La Réunion se visite toute l’année, sauf peut-être entre Janvier et Mars qui est la saison des cyclones. A l’hiver austral – c’est à dire notre été à nous en métropole – les températures avoisinent les 25 degrés en journée. A l’intérieur de l’île, dans les cirques et en altitude, il peut faire froid et/ou pleuvoir, prévoyez donc des vêtements chauds et étanches. Le temps peut vite changer et se couvrir, on vous conseille de prévoir de vous lever tôt et de faire vos activités en matinée.

Quelques informations supplémentaires :

  • Pour vous rendre à La Réunion, c’est par avion en 11 h de vol. On vous conseille de louer une voiture sur place pour vous déplacer librement. Vous trouverez facilement, tous les loueurs à la sortie de l’aéroport Roland Garros à Saint-Denis. Les routes sont belles et praticables, à l’inverse de celles de Madagascar dont on se souvient encore 😉 .
  • Vous êtes en France, donc vous payez en euro. Le coût de la vie est équivalent à celui de la vie métropolitaine. Si vous avez un budget un peu serré, privilégiez de manger local.
  • Vous avez beau être à 9 000 km de la métropole, vous pouvez utiliser votre téléphone portable et votre 4G sans frais.
  • Sur place, on vous parlera des Marrons, des Zoreilles, des Petits et Gros Blancs, des Zarabes qui sont le vocable utilisé à La Réunion pour désigner les différentes ethnies qui la compose.

Enfin, sachez qu’aucun séjour ne sera le même. L’île est petite mais tellement riche et variée, qu’en fonction de vos envies vous pourrez faire plusieurs voyages en un.

10 jours à La Réunion, notre itinéraire

Découvrir les trois cirques naturels de La Réunion

Véritable « pépite » de La Réunion, les cirques de Salazie, Mafate et Cilaos, se forment en « as de trèfle » au coeur de l’île autour du Piton des Neiges. Les trois cirques ont une morphologie et une histoire bien distincts. On vous emmène dans « les Hauts » ?

S’immerger dans le cirque verdoyant de Salazie et découvrir Hell-Bourg

Le cirque de Salazie est le premier que nous ayons découvert en sortant de l’avion, il faut compter 1h de route pour rejoindre Hell-Bourg. Accessible par une route unique qui longe les gorges de la Rivière du Mât, le cirque de Salazie est le plus arrosé de l’île. Cela lui confère un paysage verdoyant, parsemé de cascades et dominé par la plus belle : Le Voile de la Mariée. Au centre, l’imposant Piton d’Anchaing à 1352 m doit son nom à un esclave ayant fui pour s’y réfugier.

Nous prendrons tout notre temps pour monter jusqu’au village d’Hell-Bourg à 950 m d’altitude. Classé village préféré des français par l’émission de Stéphane Bern en 2018, ce village au charme et à l’authenticité créole dispose de quelques jolies cases qu’il faut découvrir en se baladant.

On vous recommande chaudement la visite guidée organisée par l’office de tourisme de l’Est et animée par Les Aventuriers de l’Est. Un grand merci à Michel pour la transmission de son savoir historique et passionnant ! La visite guidée de la Maison Folio, belle bâtisse créole de 1870 et de son magnifique jardin luxuriant sont également un incontournable de votre séjour à Hell-Bourg.

Pour manger à Hell-Bourg, on vous recommande Le Gouléo pour du bon et du local, le massalè de porc et son gratin de chouchou sont un délice et bien sûr, le rougail saucisses aussi ! Pour se loger confortablement, on vous suggère Le Relais des Gouverneurs dans le haut du village.

Descendre à l’aventure dans le cirque de Mafate jusqu’à La Nouvelle

Le cirque de Mafate est sans aucun doute un lieu unique. Pittoresque du fait de son isolement – il faut venir à pieds ou par les airs – et grandiose par sa taille, La Réunion lui doit d’ailleurs en partie son classement à l’UNESCO. Le cirque de Mafate est le paradis des randonneurs. Les pics sont acérés, les parois montagneuses sinueuses, les points de vue vertigineux. La nature est partout et elle se mérite. Pas moins de 5 sommets culminent à plus de 2 000 m (pas mal non ? 😉 ).

Le cirque de Mafate est peuplé d’environ 800 mafatais qui vivent très simplement dans plusieurs îlets, ravitaillés par hélicoptère une fois par semaine (oui oui, vous lisez bien !). Il y a d’ailleurs à Mafate un vrai sujet « déchets ». Pensez à bien tout rapporter car les faire enlever coûte très cher aux habitants et évidemment il en va également de la beauté du cirque.

Randonner dans le cirque de Mafate

Le cirque est accessible par plusieurs endroits. C’est par le col des boeufs, depuis le cirque de Salazie que nous avons choisi de descendre en randonnée. C’est le sentier le plus facile. Il permet de rejoindre le premier îlet du cirque, La Nouvelle à 4,5 km en 2h (timing mafatais, en réalité, nous en avons mis 4…). Si vous êtes sportif, vous pouvez faire l’aller/retour sur la journée mais il y a un très fort dénivelé ! Nous savions qu’il nous faudrait un peu de temps, nous sommes donc restées une nuit sur place.

Vous pouvez également rester plusieurs jours pour découvrir les différents îlets (ce sera pour le prochain voyage). La descente dans le Cirque de Mafate par le col des boeufs, c’est 520 m de dénivelé, ça descend à l’aller et ça monte donc au retour sur un sentier bien balisé. Nous l’avons emprunté par temps de pluie, autant vous dire que nous n’avons pas eu le même décor à l’aller qu’au retour.

A mi-chemin, vous découvrez la plaine des Tamarins à 1750 m d’altitude, idéale pour reposer un peu vos mollets. Puis, c’est la longue et dernière descente vers La Nouvelle.

La Nouvelle

Et là, au milieu de ce décor incroyable, un tout petit village : La Nouvelle. Ici, même le professeur de l’école (car oui, il y a une classe d’école !) doit emprunter le chemin de randonnée à pieds. Les élèves ont donc cours du lundi après-midi au vendredi midi pour laisser le temps au professeur de faire le trajet. Insolite non ?

Pour dîner et dormir à La Nouvelle, on vous recommande chaudement Le Bistrot des Songes, un gite confortable et agréable. Le cirque de Mafate, meilleur endroit au monde pour observer la voie lactée et les étoiles.

Au bout du monde dans le cirque de Cilaos

Le cirque de Cilaos est le plus ensoleillé et le plus sec des trois cirques de La Réunion. Accessible par une route de plus de 400 lacets (soyez accroché) qui s’engouffre dans le relief, le cirque est grandiose tellement le sentiment du bout du monde se ressent à chaque virage. Désigné comme l’une des plus belles et des plus impressionnantes routes de montagne (et on vous le confirme!), la « Route des 420 virages » vous permet de rejoindre le bourg de Cilaos depuis Saint-Louis en un peu plus d’1h .

Imaginez ce virage 400 fois =)

A 1200 m, vous voici à Cilaos, une petite ville calme au coeur du cirque, bon spot pour les départs de randonnée, notamment vers le Piton des Neiges. Le paysage est d’ailleurs souvent comparé à celui de la cordillère des Andes à l’air frais et pur où les nuages s’accrochent aux parois vertigineuses de la montagne. En un mot, c’est MAGNIFIQUE ! Meilleur endroit pour admirer la vue : le point de vue de la Roche Merveilleuse.

Pour manger copieusement après une rando, on vous conseille Le Petit Randonneur et pour loger, le Tsilaosa, belle demeure tout confort en plein centre-ville.

Vue vertigineuse sur la ville de Cilaos depuis le point de vue de la Roche Merveilleuse.
À La Réunion, il faut se lever tôt ! Dès le début d’après-midi, les nuages s’accrochent aux cirques.

Cascades des anciens thermes

Si vous aimez les cascades, on vous recommande la petite randonnée qui vous conduit vers les anciens thermes de la ville (aujourd’hui cachés et « officiellement » interdit d’accès). Pour y aller, prenez la route en direction d’Ilet à Cordes, après la descente de virages en lacets, garez-vous en bord de route et prenez à pieds la première à gauche derrière une barrière. Dépassez le bâtiment abandonné des anciens thermes et suivez les traces du sentier qui longe l’eau. Vous découvrirez alors à la suite les 3 cascades et leur bassin. Si il fait assez chaud, vous pouvez même vous y baigner.

Ilet à Cordes

Faire une balade en voiture vers Ilet à Cordes est un incontournable du cirque de Cilaos. C’est une des plus belles routes que nous ayons eu l’occasion d’emprunter ! Pour la petite histoire, Ilet à Cordes tire son nom de l’époque où l’îlet était habité par des esclaves marrons qui y accédaient en grimpant à la corde plutôt que par des sentiers afin de ne pas laisser de traces aux chasseurs d’esclaves. Aujourd’hui, ce village est un haut lieu de la production de lentilles de la région.

Découverte agricole de ce voyage à La Réunion : ceci est un champs de lentilles.

Notre cabane (avec vue) au fond du jardin tropical

Amoureuses d’adresses insolites et notamment celles qui nous rapprochent de la nature, nous avons eu la chance de loger dans Des cabanes sur une île. Au pied de la route pour monter à Cilaos, Olivier vous accueille chez lui dans l’une des cinq cabanes disséminées dans son magnifique jardin tropical. Fleur de jasmin fût le lieu d’un superbe moment nature.

Se sentir tout petit au pied du volcan du Piton de la Fournaise

C’est l’attraction numéro 1 de La Réunion. C’est celui qui fascine, qui intrigue et qui effraie : le volcan du Piton de la Fournaise. 530 000 ans qu’il trône au sud-est de l’île. Volcan effusif parmi les plus actifs au monde, il se réveille entre 3 et 4 fois par an et fait jaillir sa lave qui dévale ses pentes pour se jeter (parfois) dans l’Océan Indien. Etroitement surveillé même si il est difficile de prévenir ses entrées en éruption, le Piton de la Fournaise se laisse facilement approcher.

Le lever de soleil au pas de Bellecombe

Pour l’atteindre, une seule route que l’on emprunte depuis Bourg-Murat jusqu’au Pas de Bellecombe. Prévoyez une heure de route pour faire les 25 km. Vous traverserez la magnifique Plaine des Sables, un désert rouge et noir semblable à celui de la planète Mars. On vous recommande de faire la traversée de nuit (vous y repasserez au retour) pour pouvoir assister au lever de soleil sur le volcan, l’un des plus beaux souvenirs de notre voyage.

Depuis le Pas de Bellecombe, vous pouvez stationner la voiture pour vous rendre à pied jusqu’à l’enclos, la cuvette naturelle qui a été formée par les couches successives de lave au pied du cratère principal (on dirait la croute d’un gâteau au chocolat 🙂 ). Si vous aimez la marche, vous pouvez descendre dans l’enclos pour monter jusqu’au cratère (12 km / 5h aller-retour). Nous, on a opté pour la contemplation du lever de soleil. Il faisait très froid mais c’était magique.

Les « spots » incontournables autour du volcan

En quittant le Pas de Bellecombe, marquez un arrêt au belvédère de la plaine des Sables (à 2360 m d’altitude), à celui du cratère Commerson (200 m de diamètre pour 235 m de profondeur, impressionnant !) et à celui du Nez de boeuf pour une vue magnifique sur la vallée de la Rivière des Remparts.

Belvédère de la Plaine des Sables
Vue époustouflante depuis le Belvédère du Nez de Boeuf

Autour du volcan : la Plaine-des-Palmistes et la Plaine-des-Cafres

Pas facile de s’y retrouver ! Ces deux plaines traversent l’île de La Réunion de part en part juste à l’ouest du Piton de la Fournaise. Les routes forestières qui partent des plaines vers le Piton de la Fournaise sont de magnifiques routes avec vue comme nous les adorons.

La Plaine-des-Palmistes est au nord, son nom lui vient des nombreux palmistes, variétés de palmiers, que l’on trouve dans cette région verte et humide, la région la plus froide de La Réunion. La Plaine est également bien connue pour son fromage aux fines herbes agrémentés des herbes et épices de l’île : gingembre, goyavier, cardamome, combava… Un régal ! Pour rejoindre au lever du soleil, le Pas de Bellecombe sur le volcan, il faut y être avant 6h du matin. On vous recommande de loger à la Plaine-des-Palmistes. En partant à 5h du matin de notre logement l’Arum des Prairies, nous y étions tout pile à l’heure.

La Plaine-des-Cafres est au sud entre l’océan et le volcan. On vous recommande de vous rendre au Belvédère de Bois-Court qui surplombe par une vue à couper le souffle, l’îlet isolé de Grand Bassin.

Le magnifique lagon de La Réunion

Changement de décor pour la suite de notre séjour à La Réunion, direction le lagon sur la côte sous le vent, à l’ouest de l’île. De Saint-Gilles à Saint-Pierre, c’est 22 km de lagon translucide à l’eau turquoise et de plages qui sont accessibles à la baignade, protégées par la barrière de corail. Ailleurs, le « risque requin » est grand et interdit l’entrée dans l’eau. Nous passerons 4 jours de ce côté là de l’île, à la découverte des richesses de l’Océan Indien.

La Villa de la Plage : notre logement coup de coeur à La Réunion <3

C’est à la Saline-les-bains, non loin de la plage de l’Ermitage (la plus belle du littoral) que nous avons déposé nos bagages pour quelques jours. Delphine et son époux tiennent La Villa de la Plage, une maison d’hôtes de charme à l’abri des regards dans ce petit coin de paradis… sur la plage !

Dans cette belle maison créole, ils proposent plusieurs chambres disposées autour d’un beau jardin et d’une magnifique piscine chauffée. Au fond du jardin, une cabane perchée au-dessus de la plage permet d’admirer le coucher de soleil ou de prendre son petit-déjeuner et une petite porte vous fait accéder directement à la plage et au lagon.

Si le paradis existe et bien… il est ici !

Quiétude et détente sont les maîtres mots ici. Nous avons profité de plusieurs jours ici pour rayonner sur la côte, pour pratiquer le snorkelling et nous initier au paddle.

Lors de votre séjour, offrez-vous encore plus de détente en faisant appel à Maysi Palou et ses doigts de fée pour un massage Ayurvédique dans la cabane perchée. Un instant unique de détente dans un cadre de rêve qu’on est pas prêtes d’oublier !

Sous l’océan, un véritable aquarium multicolore

Grandiose, c’est le premier mot qui nous vient à l’esprit quand il s’agit de parler du monde fabuleux sous l’océan. Que ce soit en Guadeloupe ou à Madagascar, nous avions eu l’occasion de mettre la tête sous l’eau soit en plongée, soit en PMT (palme, masque, tuba). Mais à La Réunion, c’est même devant nos pieds dans le lagon que l’on peut observer toute la biodiversité marine.

Au large ou dans le lagon, 900 espèces de poissons et 150 espèces de coraux font de la faune marine d’être inscrite parmi les 10 principaux spots du monde. Cette réserve naturelle maritime est protégée et il est plus que nécessaire de la préserver. On vous recommande donc de porter des chaussures aquatiques pour protéger les coraux et de porter une crème solaire respectueuse de l’environnement.

Secourir les tortues à l’observatoire de Kelonia

À Saint-Leu, Kélonia est une activité immanquable de votre séjour à La Réunion. À la fois, musée, aquarium et centre de recherche, Kélonia est un centre d’observation des tortues marines. Accidentées, les tortues malades sont recueillies dans ce centre. Certaines d’entres-elles pourront, après de bons soins être remises à l’eau. D’autres, trop fragiles pour rejoindre la mer, couleront des jours heureux dans les bassins de Kélonia alimentés par l’eau du lagon. La visite est didactique et pédagogique. On retiendra notamment la salle dédiée à l’impact de l’Homme sur l’écosystème marin (édifiant !).

Petite anecdote qui nous a fait sourire : le site de l’observatoire Kélonia est situé dans les locaux d’une ancienne usine d’élevage de tortues pour la consommation. Oui oui, vous lisez bien, des conserves de tortues marines. Cette pratique a été (heureusement) interdite dans les années 80 et le site est aujourd’hui un centre de protection. Un beau pied de nez en faveur de la préservation de la nature !

Se mettre à l’eau avec l’un des plus grands mammifères au monde : la baleine à bosse

L’une des raisons qui nous a poussé à découvrir La Réunion en cette période d’août 2020, c’est une nouvelle fois, le bonheur de croiser les baleines à bosse lors de leur remonté des eaux froides de l’Antarctique. Elles viennent dans les eaux de l’Océan Indien entre fin juin et début septembre pour mettre bas. Déjà l’été dernier, nous avions eu la chance de les observer au large de l’île Sainte-Marie à Madagascar. Cette année, elles étaient peu nombreuses au large de La Réunion mais grâce à l’expérience (et à la patience) de O Sea Bleu, Charlotte a eu le privilège de se mettre à l’eau avec elles.

Si on m’avait dit qu’un jour j’aurai la chance inouïe d’observer une baleine à bosse en étant avec elle sous l’eau, je ne l’aurai jamais cru. C’était un doux rêve, dans ma bucket list depuis toujours, que je n’aurai pas cru pouvoir exaucer… Mais voilà en arrivant sur l’île intense, j’ai appris qu’il reste deux endroits dans le monde (qu’on peut appeler « sanctuaires ») où il est encore autorisé de se mettre à l’eau avec les baleines à bosse : la Polynésie française et La Réunion !

Nager avec les baleines à bosse : non. Se mettre à l’eau pour les observer : oui !

Ce n’est peut-être qu’une question de sémantique mais la nuance est importante. L’observation des baleines dans leur milieu naturel est une pratique très encadrée. Non pas parce qu’elles sont dangereuses pour l’Homme mais tout simplement parce que c’est une espèce protégée qu’on se doit de respecter. On ne peut et on ne doit pas faire n’importe quoi. Les conditions doivent être optimales ! Pour en savoir plus, découvrez la charte d’approche et d’observation des cétacés de La Réunion.

Marie-Catherine a pris cette photo depuis le bateau pendant ma mise à l’eau.

Nous avons eu la chance inouïe que toutes les conditions soient remplies pour se mettre à l’eau en palmes, masque et tuba. Observer ce mammifère fascinant était un moment suspendu hors du temps entre appréhension et excitation. Observer une baleine à bosse de 16m de long et son baleineau de 6m, les entendre chanter sous l’eau, les laisser venir vers nous, à moins de 5 mètres. On vous promet que c’est une expérience qui ne s’oublie pas…

Admirer le lever du soleil au piton Maïdo

Nouveau réveil qui pique à 5h du matin pour prendre la route vers l’un des points de vue les plus spectaculaires sur le cirque de Mafate : le Maïdo. À 2203 m d’altitude, le piton Maïdo surplombe Mafate et l’îlet de Roche-Plate d’environ 1500 m. Face à nous, le Piton des Neiges. On recommande de s’y rendre le matin car les nuages peuvent très vite envahir le cirque. Le soleil se levant face à vous, il faut attendre qu’il soit haut pour avoir une vue bien éclairée sur Mafate.

La Réunion vue du ciel !

Une expérience assez folle qu’on aurait jamais imaginé pouvoir s’offrir et pourtant ! Nous avons profité de la sortie du confinement et surtout de la relance commerciale pour nous offrir à prix plus réduit, le grand tour de La Réunion en hélicoptère. 45 minutes au départ de Saint-Gilles pour survoler toute l’île.

Un moment d’émotion et de sensations fortes à la découverte des endroits les plus reculés des cirques. Certains ne sont visibles qu’en hélico comme la cascade du trou de fer. Moment fort en survolant le cratère du Piton de la Fournaise ou en passant au-dessus du Col du Taïbi entre le cirque de Cilaos et celui de Mafate et saluer de la fenêtre les randonneurs en ascension. Une expérience qui a un coût mais qui est vraiment le clou du spectacle d’un séjour à La Réunion !

Là nous en avions le souffle coupé…

Quelques bons plans sur le lagon

Pour un aperçu de l’océan en venant du sud de l’île, quittez l’autoroute pour emprunter la RN1 qui longe l’océan. Ne manquez pas le souffleur, un phénomène naturel qui fait jaillir de l’eau depuis le front de mer rocheux. Impressionnant ! (Mais petit joueur pour la bretonne qu’est Marie-Catherine 🙂 ).

Pour manger les pieds dans le sable, on vous recommande l’Uni Vert à la Saline-les-Bains et le Zat à Saint-Leu. Pour boire un verre sur la plage avec un superbe sunset, on vous conseille les Balançoires à Saint-Gilles.

Enfin, pour faire le plein de produits frais ou d’artisanat local, passez au marché forain de Saint-Paul ou au grand marché de Saint-Pierre. Evidemment on ne se voyait pas repartir sans vanille et surtout sans rhum réunionnais !

On ne s’est toujours pas remises du prix des ananas Victoria =)

La Réunion aura tenu toutes ses promesses d’évasion, d’aventure et de dépaysement. Cette petite île française porte bien son surnom d’île intense. Il nous tarde déjà de repartir l’explorer !

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